Stupid Things : une chronique déchirante

Pour son premier long métrage, Amman Abbasi signe un drame d’une sensibilité bouleversante. Ce film court (1h15) se démarque par son format étroit et sa caméra subjective pour rapprocher les personnages du spectateur.

Stupid Things raconte l’histoire de Dayveon, dit « Day-Day », un jeune noir de 13 ans. Celui-ci vient de perdre son frère, assassiné par balle lors d’un règlement entre bandes. Le garçon souffre terriblement et tente d’avancer dans cette vie stupide où tout n’est que prétexte pour oublier la douleur et marcher dans les pas de son frère quitte à rejoindre les « Blood », le gang de la ville. Le film suit le quotidien de Dayveon, ses occupations et ses doutes.

Le réalisateur dépeint une communauté afro-américaine totalement isolée et abandonnée dans l’Arkansas où la seule occupation reste de rejoindre un gang, où commettre des vols est un passe-temps et détenir une arme à feu reste banal. Malgré quelques clichés, cette chronique n’en demeure pas moins bouleversante.

En salles depuis le 27 septembre. Projeté au Mans, aux cinéastes. Durée : 1h15.

Vanille MENARD.

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