Des chatouilles qui font froid dans le dos

Andréa Bescond met ses tripes sur la table avec « les chatouilles ». Actrice et réalisatrice de ce long-métrage, elle dénonce le désastre que cause des abus sexuels sur un enfant. Une œuvre glaçante, mais utile.

Odette a 8 ans quand sa vie bascule à tout jamais. Alors qu’elle menait une vie de petite fille ordinaire, le meilleur ami de ses parents lui impose de jouer « à la poupée ». Tout en la manipulant et en la culpabilisant, le pédophile lui fait vivre un enfer duquel elle n’a jamais pu se libérer. Ne pouvant se confier à quiconque, et surtout pas à sa mère très dure, la fillette s’enferme dans sa douleur et exprime toute sa haine dans la danse. En allant parler à une psychologue sur un coup de tête, Odette, devenue adulte, va raconter ce qu’elle n’a jamais oser dire.

Le film n’a pas besoin de scène choquante pour démontrer le traumatisme d’une enfant victime de viol par un proche. Il fait passer un message fort : il n’est jamais trop tard pour se libérer d’un tel fardeau. Le scénario dénonce aussi les réactions de l’entourage face à cette situation douloureuse.  

En salles depuis le 14 novembre 2018. Durée : 1h43.

Coline COCHETEUX.

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