Meule : « la musique fait partie de nous »

Meule a joué le mardi 23 janvier 2024 dans le dôme sonore immersif installé Place des Jacobins (Le Mans), dans le cadre du festival Le Mans Sonore. Adepte de l’expérimentation, le trio tourangeaux a transporté le public dans un vortex de sonorités. A l’appel de l’exactitude électronique, les deux batteurs ont annulé l’imprécision humaine, laissant place à une heure de krautrock savant et effréné. En marge du concert, Meule a répondu aux questions de Vitav.

Vous jouez au centre du dôme sonore. Est ce une expérience nouvelle ?
Valentin (modulaires, guitare) : On aimait déjà jouer au milieu du public. Cette proximité nous permet de nous connecter aux spectateurs. Meule, c’est une bulle que les gens intègrent lorsqu’ils nous entourent.

« Nous ressentons plus d’énergies en jouant au centre du public »

Dorris (batterie) : On reçoit plus d’énergies en étant au cœur du public. Nous avons été marqués par des groupes tourangeaux qui le faisaient déjà.

Valentin : C’est la première fois que l’on joue à la fois dans un système son immersif et au centre du public. Travailler le son en multi diffusion nous taraudait déjà. C’est hyper cool de pouvoir poursuivre ce travail ici !

« Nous sommes chanceux de pouvoir voyager grâce à la musique »

Qu’est ce que vous procure le live ?
Léo (batterie, chant) : Beaucoup de plaisir, mais aussi, de la fatigue. On a fait énormément de dates cette année, des petites scènes comme des grosses. C’est une riche expérience. Nous avons même pu franchir des frontières.

Dorris : C’est très improbable de voyager grâce à la musique, on s’en estime chanceux.

« La musique est un exutoire »

Que représente la musique pour vous ?
Dorris : C’est un exutoire, la musique fait partie de nous. Il y a aussi un rapport militant dans notre pratique.

Léo : On ne veut pas se limiter à des formats radios. Parfois, on a envie de faire de longs paragraphes et il nous tient à cœur de ne pas s’en priver. J’écrivais au début pour que la musique sonne. Est venue ensuite cette démarche de s’interroger sur des sujets qui nous touchent vraiment. C’est plus sincère. Notre dernier album est plus engagé que le premier.

En quoi ce dernier opus, Beau Red, paru en avril 2023, se démarque-t-il de vos projets précédents ?
Dorris : On savait comment allaient être les morceaux avant même d’entrer en studio. Nous savions là nous voulions aller.

Valentin : C’est la prolongation d’un élan que l’on avait déjà, même si le spectre est moins large que sur le premier album. Il relève plus d’une transe électronique. On a appris avec la scène que c’est dans les formats longs que l’on se sentaient bien.

Propos recueillis par Hélio CHAPUT.
Photos : Hélio Chaput.

 

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