Les 7 et 10 mai 2026, les cinémas du monde entier diffusaient le projet sans précédent du réalisateur James Cameron et de la chanteuse pop Billie Eilish. Filmé en 3D sur les quatre derniers concerts de sa tournée “Hit Me Hard And Soft”, le film éponyme dévoile autant la scène que les coulisses du show.
Dès son tout premier single, Ocean Eyes, en 2015, Billie Eilish rencontre un succès mondial qui n’a cessé de prendre de l’ampleur. Détentrice de dix Grammy Awards et deux oscars à seulement 24 ans, la chanteuse américaine réunit 85 millions d’auditeurs sur Spotify avec ses trois albums studio.
C’est en novembre 2025, que l’annonce d’un concert documentaire filmé en 3D par le cinéaste multi-oscarisé James Cameron, et co-réalisé avec l’interprète de Bad Guy, est révélé. Ce projet d’envergure est doté d’une technologie inédite de captation 3D, plongeant les spectateurs dans l’ambiance aussi électrique qu’émotive de son univers.

Enregistré sur vingt caméras réparties des gradins à la scène, le film capte avec grandeur l’énergie de la chanteuse, qui mène à elle seule une foule de plus de 20 000 spectateurs sur les deux heures de show.

James Cameron et ses équipes ne se contentent pas de capter la performance scénique. Entre deux chansons, Billie Eilish répond aux questions du réalisateur sur son lien avec ses fans, son rapport à la féminité. Elle évoque aussi son impact sur la musique et sur toutes ces femmes qui se retrouvent en elle.
Ce documentaire immersif était diffusé dans les salles obscures, à travers le monde, les 7 et 10 mai 2026. Au Mans, lors de la première séance, une file reconnaissable par des vêtements larges, maillots, lunettes et casquettes, se dessinait aux portes du Pathé, à une heure de la projection. Des fans de tous âges se retrouvaient autour d’une passion commune. « Mes filles n’ont jamais eu l’opportunité d’aller voir Billie Eilish en concert, et elles sont impatientes de pouvoir vivre l’expérience, même si ce n’est que sur grand écran », confiait Caroline, venue accompagner ses deux adolescentes.
Lorsque les lumières se rallument, la salle de cinéma est silencieuse, encore subjuguée par l’expérience. Le mascara a coulé, l’eyeliner s’est estompé, mais l’avis est unanime : le film est grandiose. « J’avais l’impression d’être dans la salle de concert, c’était tellement réaliste, Billie était à bout de bras », résumait Agathe, le ticket collector dans une main, le poster dans l’autre, avant d’ajouter qu’elle a été agréablement surprise par cette réalisation : « Je ne m’attendais pas à cela, je ne suis pas prête d’oublier cette soirée. »
Texte et photo de couverture : Calypso BARREAU.
