Indé*Rama, festival organisé par Superforma et L’Excelsior, faisait son retour pour sa cinquième édition. L’événement dédié aux musiques rock et électro se déroule les vendredi 6, samedi 7 mars, ainsi que dimanche 8 mars 2026 pour le spectacle jeune public et famille. La salle Jean-Carmet (Allonnes) accueillait avec Shannon Wright, Jessica93 et NadjaNoise.
NadjaNoise a ouvert la 5e édition d’Indé*Rama. L’univers électronique et expérimental du groupe a plongé la salle dans une ambiance nostalgique. Composé de Pierre-Yves Akab (chant, guitares et machines), Icham Sofian (batterie) et rejoint par Kolaz Guérin (basse), NadjaNoise a interprété des morceaux que l’on retrouvera sur son album « Thanatango », à paraître le 29 mai prochain. Les trois musiciens ont terminé leur set sur leur titre phare « Moonlight Lemon ».
La prestation dense et captivante de Shannon Wright
Par la suite, Shannon Wright, compositrice, multi-instrumentiste et interprète américaine, a investi la scène. Accompagnée d’un batteur et d’un bassiste, l’artiste a emmené le public dans une atmosphère intense, parfois calme, parfois électrique. Sa voix oscille entre fragilité et énergie. Pour la première date de sa tournée, la chanteuse a joué les extraits de son onzième et dernier opus en date « Reservoir of Love », paru en février 2025. Connue pour son univers musical habité et introspectif, Shannon Wright a livré un concert dense et captivant, entre tension et délicatesse. Après le rappel du public, elle a interprété l’intime « Something Borrowed », titre dédié à Steve Albini (musicien et producteur américain), qu’elle n’avait jamais joué en live.
Le set de Jessica93 a transcendé les spectateurs
En clôture, Jessica93 a pris possession d’une petite scène au milieu du public. Jouant solo, Geoffroy Laporte a joué des titres extraits de son album « 666 tours de periph' ». L’artiste français a échangé avec les spectateurs, se remémorant les différents concerts qu’il a pu donné précédemment au Mans et à Allonnes. Sa voix grave et détachée, ses boucles de guitare et de basse saturées ont entraîné progressivement le public dans une transe sonore.
Texte et photos : Adèle CHAUVAUD.
