« Je m’appelle Julian Atzenhoffer, j’ai 20 ans et je suis en troisième année de licence de droit au Mans. J’ai la chance, pour le second semestre*, d’être en échange universitaire, grâce à Erasmus, à Saint-Jacques-de-Compostelle. Cette série d’articles a pour vocation de produire un guide pratique du système Erasmus, de la ville et de ses alentours. Cet onzième article est consacré à Alicante. »
Quand on pense à Alicante, on imagine souvent la plage du Postiguet, le château de Santa Bárbara et quelques jours au soleil. En réalité, limiter la ville à cela fait passer à côté d’une partie du voyage.
Ne pas rester uniquement sur le front de mer
Dès qu’on s’éloigne un peu des axes les plus fréquentés, l’ambiance change. Escaliers qui montent entre les habitations, façades blanches et volets colorés, plantes disposées devant les portes : certains quartiers donnent davantage l’impression d’un village méditerranéen que d’une grande ville touristique.
Le centre historique se visite facilement à pied. Il faut accepter de monter un peu. Les rues étroites et les passages en pente permettent souvent de tomber sur des endroits plus intéressants que les lieux indiqués dans les guides classiques.
Certaines zones misent aussi sur une identité visuelle très marquée. Murs colorés, décorations accrochées directement aux façades, escaliers transformés en éléments presque artistiques : on sent rapidement qu’une partie du charme local passe par ces détails du quotidien plus que par les monuments eux-mêmes.



Une architecture fortement religieuse
S’il y a bien un autre point qui ressort rapidement dans la région d’Alicante, c’est sans doute l’architecture religieuse. Entre pierres claires et coupoles bleues typiques du littoral méditerranéen espagnol, plusieurs bâtiments valent quelques minutes d’arrêt, même sans forcément entrer à l’intérieur. Le contraste entre le ciel très net, la lumière forte et les bâtiments anciens se suffit à lui-même.
Côté pratique, le meilleur conseil reste probablement le plus simple : prévoir de bonnes chaussures. Il faut souvent accepter de prendre de la hauteur pour contempler toute la beauté des paysages, au milieu d’une nature verdoyante, relativement rare sur la péninsule ibérique.



Alicante fonctionne finalement assez bien comme destination hybride : suffisamment touristique pour ne jamais manquer d’activités, mais avec assez d’endroits plus discrets pour avoir l’impression de découvrir autre chose que les classiques vus sur les réseaux sociaux.
Texte et photos : Julian ATZENHOFFER.
* Semestre : Unité de mesure de l’année scolaire correspondant, en réalité, à 4-5 mois en fonction des établissements.
