Mardi 5 mai 2026 à Paris, la salle de concert du CentQuatre, dans le nord-est de la capitale, a eu l’honneur d’accueillir Bachar Mar-Khalifé. Accompagné d’un orchestre de huit musicien·ne·s, l’artiste franco-libanais a enchanté le public pendant près de deux heures.
Bachar Mar-Khalifé a choisi de dédier son concert à son dernier projet en date, un groupement d’albums intitulé The End – Music for Films, décliné pour l’instant en 4 volumes. En effet, après six albums studio très remarqués, l’auteur-compositeur-interprète s’est fait un nom depuis un certain temps dans la musique de cinéma. On lui doit notamment les bandes originales des films Banel et Adama (R-T Sy, 2023) et L’Amour c’est surcoté (M. Winter, 2025), ou encore, Le Paradis (Z. Graton, 2023).



Soheil, spectateur de 23 ans, s’est dit « captivé et fasciné par la multiplicité des facettes de Bachar », tandis qu’Amina, 49 ans, a évoqué « un public transgénérationnel qui forme une symbiose ».
Oscillant entre morceaux tristes et rythmes plus dansants, les spectateur·ice·s ont pu profiter d’un vaste panel d’émotions. Multi-instrumentiste et chef d’orchestre, Bachar Mar-Khalifé a fait profiter du charme puissant de sa voix, comme de son talent au piano et au tbïla*, au milieu d’un ensemble de cordes, cuivres et percussions parfaitement millimétré.



L’artiste a conclu par son morceau le plus connu, Ya Nas, véritable hymne à la liberté. Plus ancien que le reste des titres de sa setlist, son énergie entraînante a envoûté la salle comble. Ses paroles chargées résonnent en nous et définissent par ailleurs tout l’engagement de l’artiste :
« Dites-moi où est le paradis, il y a longtemps que je n’ai pas été heureux / Dites-moi où est la liberté, ça fait longtemps que je la cherche.»
Texte et photos : Djamel FERMIGIER-DUMORTIER.
*le tbïla (ou tbal, tabl, tobilat), instrument de percussion nord-africain, est une paire de timbales en terre cuite.
