Florence Lizé livre une autre facette de Maupassant

Lors de la 25ème heure du livre, au Mans, Florence Lizé présentait « Maupassant, trois vies ». Ce livre au dispositif romanesque ingénieux nous permet de découvrir l’auteur du Horla sous un autre angle.

De Guy de Maupassant, le public retient l’auteur de nouvelles fantastiques, de romans comme Une Vie ou Bel ami et l’homme dévoré par des pulsions suicidaires et la maladie à la fin de sa vie. A rebours de ces visions réductrices, Florence Lizé capte la face lumineuse du romancier; celle d’un homme libre et hédoniste.
Lorsque débute le roman, Maupassant est mort depuis deux mois. Les femmes qui l’ont aimé chacune à leurs manières (une amante, sa mère et la mère de ses trois enfants) le font revivre au grè de leurs discussions. Au delà de la figure de l’écrivain qui hante le récit, le lecteur découvre le personnage admirable de Gisèle d’Estoc, sa maîtresse, une féministe au parcours romanesque et foisonnant.

Si on peut regretter une écriture qui frôle parfois l’académisme, il n’en reste pas moins qu’il y a quelque chose de profondément émouvant dans le geste littéraire de Florence Lizé. Elle sonde très finement la complexité des rapports entre ces femmes, qui pour contrer le chagrin se raccrochent à ses écrits, les analysent, les décortiquent pour tenter de redonner vie à l’être aimé.

Ismaël EL BOU – COTTEREAU.

Photos : DR.

Maupassant, trois vies de Florence Lizé (in octavo éditions, 320 pages).

 

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