Le Mans fait son cirque a accueilli de nombreux spectateurs pour son édition 2026 désormais clôturée, qui a pris place du 20 au 31 mai sur la promenade Newton ensoleillée et dans quelques autres lieux. Cette édition, la 25ème, marque un quart de siècle d’existence de ce festival consacré aux arts circassiens. Retour sur quelques performances que les artistes ont présenté au public manceau toujours au rendez-vous.

Dans ma piscine (compagnie Ea Eo)
La compagnie Ea Eo présente avec le spectacle Dans ma piscine un dispositif surprenant : dans un aquarium sous un chapiteau, un jongleur se livre à d’étranges tours de magie sous l’eau. C’est un moment hors du temps où le spectateur lui aussi retient son souffle en scrutant les mouvements empreints de lenteur de l’artiste immergé. Cette performance intimiste, accompagnée par une bande-son évoquant un univers aquatique, instaure une atmosphère calme, poétique et envoûtante.

It really hurts when you head hits the concrete (DeRonde/Deroo)
Sur une bande-son atmosphérique et apaisante, les artistes DeRonde et Deroo racontent une histoire intrigante. À travers leur duo, c’est un rapport conflictuel à soi-même qui se révèle : l’un des deux corps refuse de coopérer, se faisant fardeau, entrave, adversaire. Cette lutte acharnée suscite autant de mouvements comiques que de prouesses acrobatiques, entrecoupés de moments de repos qui jamais ne durent.

Stek (Intrepidus Squad)
Dans Stek, la compagnie Intrepidus Squad propose au public un réjouissant spectacle de clowns. Tout part d’un bout de pain, mais l’histoire jouée par ces quatre personnages chaotiques déborde bientôt cette trame initiale et suscite des situations absurdes pleines d’humour farcesque. Tout se fait prétexte à diverses acrobaties, chorégraphies, chutes qui fascinent, impressionnent ou amusent le public. L’interaction avec les spectateurs est un point fort de cette performance, qui parvient à rire petits et grands.

Newroz (compagnie La Meute)
Seul sur scène, l’artiste Bahoz invite à une réflexion sur l’identité nationale et l’altérité culturelle à travers son propre vécu en tant que Français d’origine kurde. Il partage, sans dramatisation excessive, les expériences de xénophobie banalisée qu’il a pu connaître. Son spectacle mêle chant, acrobatie, témoignage, musique, et touches d’humour ; il constitue tout à la fois un hommage à sa culture d’origine et un appel au respect de la différence.

Au crépuscule (compagnie 3.6 3.4) : Vincent Warin sur scène

Bakana (compagnie Das Arnak) : Claire Auzanneau, Olga David-Rigot et Florencia Merello sur scène
Texte et photos : Alex ALIX.
