À la rencontre de celles et ceux qui font vivre le cinéma. Alan Durand, également réalisateur et monteur, a accepté d’échanger sur sa profession d’assistant mise en scène.
En quoi consiste votre métier ?
L’assistant mise est scène est le chef d’orchestre du plateau, c’est la personnalité clé sur un tournage. C’est la personne qui sait ce que chaque équipe doit faire et quand le faire pour que la mise en scène se passe bien. Elle règle aussi l’organisation liée à l’habillage, au maquillage, à la coiffure et au le plateau. Elle va également être en lien avec le directeur de production ou interagir avec la régie.
Quel a été votre parcours ?
J’ai orienté mes études dans la réalisation de films. J’ai fait trois ans d’études de cinéma à l’université de Rennes, puis un Master en cinéma à Paris. Il n’y a pas vraiment de règle pour arriver à la mise en scène. Il faut développer soi-même les choses. J’ai aussi été autodidacte en montage.
« Il faut être organisé, diplomate et être capable de s’adapter »
Quelle est la journée type avant et pendant le tournage d’un assistant mise en scène ?
Chaque jour, les personnes qui travaillent sur le tournage se réfère à la feuille de service, c’est un document pour indiquer les tâches, les horaires et les lieux. Il faut la vérifier le soir et le lendemain arriver le premier sur les lieux avec les équipes. Il faut faire en sorte que tout soit bien coordonné. L’assistant est dépositaire du rythme du tournage et de toute l’organisation.
« Dès qu’il y a des problèmes, on essaie de les résoudre »
Qu’est-ce que vous aimez dans cette profession ?
C’est un poste parfait pour observer le fonctionnement d’un plateau de cinéma. Ce qui est plaisant c’est que tout passe par l’assistanat mise en scène. Ce qui engendre beaucoup de responsabilités, mais aussi, de gratification du travail effectué.
Qu’est-ce que vous appréciez dans le métier de réalisateur ?
Ce qui est agréable c’est de prendre les décisions, diriger et donner les caps. Même si cela demande beaucoup d’adaptabilité, de compromis et d’écoute. Lorsque nous travaillons avec des collaborateurs, chacun va donner son avis sur le film, c’est un échange qui est hyper sain. Parfois, on peut se sentir seul face au projet, mais c’est génial d’avoir autant de personnes avec qui produire un objet artistique.
Propos recueillis par Adèle CHAUVAUD.
Photo de couverture : Paul Nicoué.
Photo d’illustration : Félix Besson.
Alan Durand a notamment réalisé « Une Province Américaine » en 2024 (66 minutes), « Simon » en 2019 (13 minutes) ou encore « Brésil_14 » en 2017 (24 minutes). Il écrit actuellement un court-métrage de fiction « Amour Ultra ». Il collabore régulièrement avec la Cité du Film, au Mans.
