
« Je m’appelle Julian Atzenhoffer, j’ai 20 ans et je suis en troisième année de licence de droit au Mans. J’ai la chance, pour le second semestre*, d’être en échange universitaire, grâce à Erasmus, à Saint-Jacques-de-Compostelle. Cette série d’articles a pour vocation de produire un guide pratique du système Erasmus, de la ville et de ses alentours. Ce quatorzième article est consacré au musée du peuple galicien. »
Un bâtiment magnifique
Installé dans un ancien couvent, le musée du peuple galicien attire d’abord par son architecture massive en pierre, son célèbre escalier hélicoïdal et par le calme qui règne autour de ses jardins.
Le musée, à quelques minutes du centre historique de la ville, a été fondé en 1976, dans une période où la Galice commence à réaffirmer fortement son identité culturelle après la fin du franquisme. Son objectif est clair : conserver et transmettre la mémoire du peuple galicien, notamment celle des campagnes, des métiers traditionnels et de la vie quotidienne d’une région longtemps marquée par l’émigration et l’isolement rural.



La Galice dans toute son authenticité
Les salles sont organisées de manière assez sobre, avec beaucoup de bois, de pierre et de lumière naturelle. On y trouve des outils agricoles, des costumes traditionnels, des instruments de musique ou encore des reconstitutions d’intérieurs ruraux. L’ensemble donne une vision très concrète de ce qu’a été la vie quotidienne en Galice pendant des siècles.
L’une des sections les plus marquantes reste celle consacrée à la mer. Impossible de comprendre la Galice sans comprendre son rapport à l’Atlantique. Le musée montre comment la pêche, les ports et la navigation ont façonné et façonnent encore tant l’économie que l’imaginaire galiciens.
Une visite diversifiée
Le lieu fonctionne aussi grâce à son équilibre entre patrimoine et modernité. Certaines salles utilisent des dispositifs audiovisuels contemporains, mais sans transformer la visite en expérience numérique permanente. Le musée garde une atmosphère assez silencieuse, presque lente, qui correspond finalement bien au sujet qu’il traite. Une partie du musée donne même sur l’intérieur de l’église de Santo Domingo de Bonaval.
Il convient toutefois de préciser que la visite n’est pas gratuite (entre 2 et 5 euros en fonction des prix réduits) et que l’ensemble des explications est (surprise !) en galicien.



Texte et photographies : Julian ATZENHOFFER.
* Semestre : Unité de mesure de l’année scolaire correspondant, en réalité, à 4-5 mois en fonction des établissements.
