Les humains n’ont pas le monopole sur l’homosexualité

Dans Animaux Homos, son dernier livre, Fleur Daugey raconte « l’histoire naturelle de l’homosexualité », donc celle du règne animal qui est souvent méconnue.

Il faut se rappeler que le socle idéologique des discours et des courants homophobes tels que de la Manif pour tous, est fondé sur une idée reçue selon laquelle l’homosexualité est contre-nature et donc un pur produit de nos sociétés modernes, ce qui conduit à sa condamnation et à sa répression. Dans Animaux Homos, Fleur Daugey met aussi le doigt sur le tabou qu’a longtemps exercé l’homosexualité animale dans la sphère scientifique et rappelle qu’elle est recensée chez plus de 1000 espèces.

L’éthologue évoque, entre autre, le fait que l’homosexualité permet la gestion des conflits chez les bonobos, de restaurer et renforcer les liens sociaux, de garantir la protection des jeunes individus dans un groupe. Finalement, la journaliste scientifique brise le préjugé selon lequel les Hommes auraient le monopole du plaisir et que la vie sexuelle des animaux ne se limiterait qu’à la triste procréation.

Cet ouvrage a donc pour vocation d’expliquer au public la vie sexuelle et amoureuse des animaux, souvent caricaturée, alors qu’elle se révèle diverse et riche par sa complexité : « l’objectif de ce livre est de faire le point sur les données scientifiques de l’homosexualité animale afin de les rendre intelligibles au plus grand nombre », précise l’auteure.

Animaux homos, l’histoire naturelle de l’homosexualité (éditions Albin Michel, 176 pages).

Alienor ARMAND.

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